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 L'économie solidaire au service du livre

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sylvie
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MessageSujet: L'économie solidaire au service du livre   Dim 02 Déc 2007, 20:58

Sur ce site nous avons déjà eu l’occasion d’aborder les conséquences de la marchandisation du livre, qui même s’il est là comme une valeur sociale ajoutée et porteur d’intérêt général demeure un produit à devoir diffuser et publier pour pouvoir allez jusqu’au lecteur. Le livre, objet de création, doit donc coexister avec des réseaux marchands qui ont des logiques pouvant rendre minoritaires des genres (poésie, livres écrits en langue régionale, écrits très spécialisés en thèmes ou en territoires, livres-objets d’art…). L’accès au livre et à sa diversité sont des enjeux prégnants et liés à la santé de la société civique et politique d’un pays.
Les éditeurs qui sont dans cette « minorité économique » en ce qu’ils se mettent à la marge de ce que le marché dicte comme produit à favoriser sont souvent qualifiés d’éditeurs « indépendants » en ce qu’ils veulent avoir des choix éditoriaux différents de ce que fournirait la grande édition.

Pour arriver à survivre et vivre, à faire valoir leur identité, certains recourent à des mécanismes d’économie solidaire en créant des réseaux d’entraide : mutualisation de moyens et d’expériences, échanges d’idées, regroupements pour se rencontrer, élaborer des chartes, des règles de jeu d’une économie pouvant exister autrement pour essayer de faire vivre la diversité, pour donner vie à des écrits auxquels ils attribuent une valeur ajoutée en terme de connaissance de l’humanité et de son progrès, capacité donnée à de nouveaux talents parce qu’ils sont une expression à retenir, parce qu’ils savent développer des pensées innovantes …La diversité non comme une opposition à ce qui existerait déjà mais comme une complémentarité de ce qui a le droit et même le devoir d’exister au nom de l’universalité en action et pas seulement en déclaration, au nom d’une connaissance de l’humain et de ce qui nous entoure.

Ces solidarités, ces ententes parfois qualifiées de « communautaires », révèlent de situations totalement différentes : du micro-éditeur qui va s’allier des librairies associatives et de quartier de son environnement immédiat car il va les convaincre de la qualité de sa démarche, du plus ajouté des écrits qu’il diffuse………jusqu ’à des organisations non gouvernementales ou des organismes qui internationalement vont s’organiser pour favoriser l’émergence d’une autre publication, d’une autre diffusion pour que des éditeurs puissent nourrir et promouvoir leur catalogue, pour que le livre puisse trouver son lectorat notamment lorsqu’il est oxygène d’une société.

NB: Pour aller plus loin pour ceux qui sont intéressés par ces initiatives internationales quelques articles :

fondation charles léopold meyer, continuer le soutien à l’alliance des éditeurs indépendants
l’union latine :
l’alliance

C’est dans cet esprit de curiosité que très modestement nous allons nous intéresser au regroupement des éditeurs à montmartre.
Pourquoi se regrouper ? En quoi est-ce si important ? Quelles sont les rencontres espérées pour ces éditeurs : lectorat, collègues, recherche d’auteurs ?
Pour nous bien sûr c’est l’angle de l’auteur lambda qui sera privilégié dans cette approche. Et finalement cet essentiel en quoi est-ce si important que le livre existe, en quoi est-ce si important que chacun puisse trouver une expression partagée ?
Nous avons sollicité les deux organisateurs du salon de la Halle St Pierre pour une petite interview, en espérant qu’ils voudront bien nous répondre afin de préparer notre regard sur ce salon.
Je me suis dit que peut être cela valait la peine de mettre en ligne les questions posées , si d’autres éditeurs indépendants passent par là et veulent nous laisser leur témoignage sur les sujets abordés. Peut être aussi que vous auriez vous-même des questions à poser aux participants du salon et malheureusement vous ne pourrez pas vous y rendre, on pourrait alors être votre intermédiaire en essayant de vous apporter quelques réponses.


Interview de l’œil d’Or et de Passage Piétons:


-Vous présentez comme une petite maison d’édition …

Qu’est ce que ça veut dire petit dans le monde de l’édition ?


-Vous utilisez un vocabulaire qui sûrement relève de mots extraterrestres par rapport aux lois du marché : « aventure », « coup de cœur », « création »…c’est encore possible de rechercher ces marges là de la publication ?


-Avec les éditions Passage Piétons vous organisez un salon des éditeurs indépendants pour lequel vous avez convié 40 de vos collègues. Pourquoi créer ce rassemblement, depuis quand existe-t-il, quels sont ses objectifs, quelles rencontres recherchez vous ? Pourquoi ces 40 là ?

-Est-ce qu’il faut recourir à des techniques d’économies solidaires pour pouvoir exister lorsque l’on est un petit éditeur ?

-Les « petites » éditions jouent la diversité et la mixité des approches en faisant se rencontrer arts plastiques et écriture, photos et textes,…on dirait que l’innovation et la bouffée d’oxygène semblent être la force de ces artisans ?

-Comment vous expliquez qu’il y ait autant de gens qui cherchent à se faire publier ( textes, photos, dessins …) et si peu d’auteurs qui trouvent une maison d’édition ? Tous ces anonymes sont nuls, il faut leur apprendre à écrire et photographier, dessiner… ou bien …comment les faire se rencontrer entre celui qui publie et celui qui cherche à se faire publier ? Comment connaître tous ces éditeurs qui de surcroît sont sur des champs parfois très spécialisés ?

-Lorsque des auteurs recourent à l’auto-édition, c’est un échec pour vous ?

-Nous nous appelons Marguerite au 100 talents. Le au est au singulier pour dire le principe du sans talent que nous sommes. Et pourtant nous sommes, comme beaucoup une vie, avec ses côtés positifs et ses doutes, ses petites histoires à faire partager aussi humbles soient-elles elles sont le quotidien de notre humanité. De même qu’il y a une histoire dans l’Histoire, il y a une humanité dans l’Humanité. Aussi maladroite et imparfaite soit notre écriture elle est humaine, comme une simple lettre peut toucher par sa banalité, juste par sa présence. Dès fois on voudrait avoir la force de prendre tous les manuscrits de tous ces inconnus, tous ces petits cahiers à spirale ou à carreaux qui sont dans le tiroir d’une table, sous un matelas caché, dans une enveloppe fermée qui sera rejetée…bref tous et on voudrait convaincre la Poste, les maisons de retraite, les bibliothèques, les professions ayant des salles d’attente, …de les laisser là aux yeux qui passeraient, en lecture. Comme ça à droite à gauche, paf, des écrits en liberté…Vous y croyez à notre idée ?

-Quelles autres questions vous auriez aimé que je vous pose ?

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