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 publier diffuser distribuer petite édition

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jazzy

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MessageSujet: publier diffuser distribuer petite édition   Dim 11 Nov 2007, 14:26

Coucou lecteurs,

Vous allez bien ? cheers

Bon je m’étais mise un peu au vert tranquille au pré à regarder les marguerites aborder leur phase se faire éditer.

Arf arf c’est amusant, faut les voir, un pas après l’autre hein. Au lieu de faire un envoi groupé à plein de maisons d’éditions non, hop, une et puis une autre et ça attend sagement la réponse. Et ça doute, une misère tiens ! Sais pas moi, me demande si les fleurettes comprennent bien leur environnement là. Faut se vendre hé les marguerites ! Faut se bouger les pétales hein !

Bon c’est vrai que faut dire c’est pas évident leur truc là, trouver LA maison d’édition qui voudra bien d’elles …comme on dit dans mon pré "autant chercher une aiguille dans une botte de foin". En plus que la botte est éparpillée y’en a partout des maisons d’éditions mais on en sait pas toujours où elles sont et ce qu’elles font. C’est très space quoi genre faut avoir une recherche de cinquième dimension. Mettrais bien mon gros museau là dedans moi mais z’aime pas les chatouilles et pis z’ai peur de me piquer à l’aiguille, suis sensible moi ! Et pis s’il faut commencer à chercher partout, ça m’épuise, zeu veux rester au pré na !

Bon je n’ose pas trop me mêler de leurs affaires quoi ! Enfin, en douce j’essaye la pensée subliminale alors je mâchouille mon herbe hein et je fixe les marguerites droit dans les yeux et je leur transmets des idées folles genre ben hop vous prenez votre manuscrit sous le bras, vous allez voir la bibliothèque municipale et vous lui demandez si elle veut bien mettre votre livre en lecture sur le comptoir avec une petite boîte à émotions pour ceux qui voudront laisser un petit mot, ça me plaît, ça me plaît pas, vous z’êtes qui…Ou alors vous allez à la librairie du coin et pareil vous proposez au libraire le deal suivant ben voilà est ce que vous le laisseriez en lecture découverte dans votre librairie avec un petit carnet où chaque lecteur mettrait oui ou non face à la question : est-ce que j’aurais aimé le trouver en rayon ce livre ? Ben une étude de marché in vivo quoi. Ben ouais je suis cripaviairisée. C’est comme ça, paf, des idées, chacun sa folie.

Bon qu’est-ce que je peux faire pour les aider ? Pour que leur livre puisse partir en voyage hein ? Mieux comprendre ce qui nous entoure non ? C’est comment derrière le pré au-delà de la barrière ? Mieux connaître ce sera un bon départ pour mieux imaginer autre chose. Enfin je crois.

Alors j’ai farfouillé le livre d’internet et j’ai trouvé le compte-rendu d’un forum organisé par le syndicat national de l’édition le 9 mars 2004.
Finalement qu’on soit simple marguerite ou très grand éditeur le problème à résoudre est exactement le même : comment arriver jusqu’au lecteur ?

C’est un grand jeu de lien :

- comment l’auteur arrive à rentrer en contact avec la maison d’édition au catalogue et à la ligne éditoriale la plus proche de son thème d’écriture ?
- comment le libraire arrive à connaître tous les livres qui peuvent être édités pour les proposer à sa clientèle ?
- comment les éditeurs arrivent à faire connaître leurs titres et convaincre un libraire de le vendre ?
- comment utiliser au mieux l’internet pour se faire connaître et exister ?

Bref on parle souvent de « chaîne du livre », car c’est un peu ça comment chacun arrive à trouver l’autre pour que livre trouve in fine son lecteur ?
Le compte rendu fait le point sur les grandes articulations de la chaîne : éditer, diffuser, distribuer, vendre.

Il fait remarquer que même avec une structure très artisanale, sans salarié, ou bien même à partir d’une volonté associative tendant à faire vivre le livre, à partir du moment où il y a création d’un livre pour vente, il y a activité économique : vouloir rencontrer le public rentre dans ces considérations là personne n’y échappe grand ou petit éditeur.

Le rapport propose plusieurs témoignages de libraires et de petits éditeurs avec ce paradoxe :
Si 30% des plus grandes maisons d’éditions proposent à elles seules 96% de la production littéraire présente sur le marché, la petite édition même avec un très faible pourcentage arrive à exister, essentiellement grâce à la réforme du prix unique, et arrive à produire des livres de façon soutenue et variée. La clé du succès de l’existence de la petite édition étant souvent liée à la spécialité qu’elle arrive à construire et au réseau qu’elle arrive à se constituer soit localement ou par des démarches personnelles sur des ancrages géographiques précis soit par des intermédiaires ou des regroupements d’éditeurs indépendants ou de diffuseurs. La plus grande difficulté pour elle étant d’arriver au libraire, le dernier maillon de la chaîne avant le lectorat. Difficulté réciproquement connue pour le libraire en recherche de nouveaux domaines et qui n’arrive pas forcément à connaître une petite édition disséminée et qui parfois n’a pas d’autre annuaire de référencement que les pages jaunes...

Le rapport essaye ainsi d’identifier deux catégories de petites éditions sachant que la taille n’exclue jamais la qualité du livre, qui n’est pas meilleur ou plus mauvais que dans les grandes maisons mais qui résulte d’un travail plus ancré sur la proximité ou l’implication, disons l’artisanat au sens qu’arriver à faire un livre est déjà en soi un aboutissement vu les caractéristiques de ces maisons que sont la petite et la micro-édition.

La petite édition est présentée comme une maison produisant au minimum 10 titres par an et qui arrive à accéder à au moins 400 libraires. On trouve par exemple que le Seuil lorsqu’il joue les distributeurs est configuré pour ce nombre minimal de productions ce qui peut exclure des petites maisons d’édition qui voudraient s’appuyer sur ce type de professionnel comme prestataire de lien auprès du lectorat car elles ne pourront pas suivre le coût de fabrication par exemple.
Ainsi existe une micro-édition plus disséminée en tout cas moins connue des circuits professionnels, parfois de forme familiale ou associative et sans salarié qui produit moins de 10 titres par an et qui ne peuvent pas accéder au chiffre des 400 libraires. Ils arrivent par un travail de proximité personnel, par le réseau associatif ou des regroupements d’économie solidaire à toucher entre 100 et 200 libraires.
La plus grande difficulté pour ces éditeurs est de faire connaître leur production alors qu’ils sont un peu à la marge de l’économie de marché surtout lorsque leur action est d’abord militante. Le référencement public de leur production peut se faire via le dépôt légal à la bibliothèque nationale soit via des outils comme Dilicom ou des annuaires qui sur le net recensent les éditeurs indépendants. Très peu de ces micro-éditeurs semblent être en réseau d’entraide et ils seraient assez isolés dans leur travail de production et de prospection pour trouver à vendre leurs livres.

A cet égard les libraires recensent trois moyens pour eux d’avoir accès au livre :
- soit des commerciaux des maisons d’édition ou des professionnels de la diffusion viennent les rencontrer pour leur proposer des livres
- soit des éditeurs locaux viennent à leur rencontre pour faire connaître leur production, soit ils font la connaissance d’éditeurs à l’occasion de salons du livre
- soit c’est le client lui-même qui porte à la connaissance du libraire l’existence d’un livre pour commande.

Voilà j’ai essayé d’être assez fidèle au contenu de ce rapport.

Mais ce qui ressort principalement pour en revenir à la problématique de nos marguerites, c’est la difficulté pour connaître un monde de l’édition aux maisons très diversifiées et très disséminées sans lieu vraiment unique, y compris virtuel, où avoir accès à la connaissance de leur existence, et surtout de leurs caractéristiques. Quelle est leur ligne éditoriale, qu’est-ce qu’elles ne font pas, où sont-elles distribuées, … ?
Ce qui pose le problème de l’auteur, comment arriver à elles ? A ce jour il n’existe pas de carte géographique de ce village fait de buildings autant que de cahutes

Quant à une simple marguerite qui partirait bravement livre sous son bras à la recherche d’un lectorat, elle va vite vivre elle-même les difficultés d’une maison de micro-édition…en pire.

Et on voit bien qu’il lui faudra jouer :

-au plus près de sa proximité : réseau d’amis, librairies de son quartier..
-avec sûrement une dimension économique à perdre : ne jamais espérer rentrer dans ses frais déboursés
-pour peut être jouer la totale gratuité : mettre en ligne un manuscrit, suivre une des idées jazzynesques de laisser un livre en libre consultation dans un endroit public comme une bibliothèque ou pourquoi pas une salle d’attente, une maison de retraite…juste pour que des yeux se posent sur lui ce qui est l’essence même de ce qui a poussé la marguerite à prendre cette décision de faire un livre….

Or même dans cette gratuité, même dans ce désintéressement, encore faut-il pouvoir trouver l’accès à l’autre.
Quel serait l’intérêt de mettre en ligne le manuscrit des marguerites si personne ne vient le lire ?
Comment arriver à ce qu’il soit lu ?

_________________
Oun Oun et meuh meuh pour toujours
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