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 auteur cherche petite édition qui elle cherche à exister

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sylvie
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MessageSujet: auteur cherche petite édition qui elle cherche à exister   Jeu 18 Oct 2007, 00:50

Le Monde Diplomatique janvier 2007

Pour la survie de la diversité culturelle
Eloge de la petite édition

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/JOURDE/14336

Près d’un an que cet article est sorti, mais on aurait pu le republier lors de la rentrée littéraire de l’automne…rien, ne change vraiment sur la diversité culturelle et l’accès pour tous à la création…surtout lorsqu’il s’agit de se faire reconnaître et donc se faire publier et diffuser pour ceux qui écrivent. La création devrait-elle rester silencieuse et donc rester dans chacun de nos tiroirs individuels, l’encre abandonnée?

L’article dont je vous propose de nombreux extraits fait une photographie de la situation des petits éditeurs qui selon Pierre Jourde sont les garants d’un imaginaire renouvelé, de la survie de genres dits mineurs en matière de littérature, ou encore de l’émergence de nouveaux auteurs …comme autant de bouffées d’oxygène dans une dictature de ce que la majorité devrait lire et trouver à lire.

Deux liens semblent essentiels à nourrir à la lecture de cet article :

-le lien entre ces éditeurs indépendants et les librairies afin que puisse se faire la rencontre entre le livre et son lectorat. Le livre dans sa diversité, sa beauté aussi bien en texture qu’en textuel d’ailleurs, dans sa fragilité aussi compte tenu des petits tirages mais aussi de la qualité littéraire en formation lorsqu’il s’agit de nouveaux talents.
-Le lien entre ces éditeurs et des auteurs peut-être autres que ceux courus par les grandes maisons plus industrielles dans la démarche : auteurs à découvrir, auteurs explorant un champ autre que la production à grand tirage, auteurs faisant collaborer plusieurs genres artistiques ( écriture et images ou photos, textes et arts plastiques …), auteurs-artisans qui essayent de travailler une qualité d’écriture très spécifique selon une éthique ou un style littéraire bien précis hors des normes habituelles…

Dès lors comment favoriser ces liens, ces rencontres ?
Pour nous, lecteurs et participants de Marguerite plus proches en sensibilité de ces questionnements comment faire pour que concrètement nous puissions être en lien avec ces éditeurs là ?
Zazie Web, BiblioMonde sont autant de lieux sur le net où trouver un recensement de ces éditeurs indépendants…en même temps ils foisonnent tellement ! classés par ordre alphabétique le plus souvent plus que par thème de leur ligne éditoriale, qu’il est difficile pour un auteur de s’y retrouver pour essayer de cibler en fonction du manuscrit qu’il va proposer. Comment trouver l’éditeur qui pourrait le plus se rapprocher de son genre, avec lequel il va pouvoir le plus facilement développer des schémas de compréhension mutuelle…
Très souvent les éditeurs nous demandent de cibler notre demande afin de ne pas les noyer de manuscrits. Mais il est parfois difficile pour un auteur de trouver « chaussure à son pied « car un site internet, quelques mots de présentation sur la fiche d’un annuaire ne sont pas toujours suffisants pour apprécier la typologie de la collection de l’éditeur et ainsi pouvoir déterminer si le projet que nous avons travaillé peut correspondre à la ligne éditoriale ( avant même de s’attacher à la qualité de l’ouvrage ).Par ailleurs le travail est fastidieux, ce n’est déjà pas facile d’écrire en conciliant en plus une vie professionnelle et personnelle, …de se préoccuper de la mise en forme d’un document présentable ( manuscrit), …passer son temps à rechercher parmi des centaines de noms l’EDITEUR qui va être tip top dans l’esprit de l’ouvrage…
Ce travail de recensement est d’autant plus difficile que ces éditeurs sont souvent soumis à deux concepts essentiels : assurer leur survie et jouer la diversité culturelle. En conséquence ils développent des lignes éditoriales qui sont parfois de la micro-ligne éditoriale, je veux dire par là très spécialisée dans leur production littéraire( thème, genre, forme, …) Afin de se démarquer du voisin ou de la grande distribution et pouvoir exister par une identité bien affirmée et nourrie, ils sont attentifs à jouer une palette précise de l’offre littéraire comme une éthique interne définie et travaillée par une équipe restreinte qui sait parfaitement où elle va et quelles sont ses limites autant que sa liberté.

Or ces choix éthiques et littéraires ne sont pas forcément visibles du tiers auteur et encore moins accessibles puisque par définition les éditeurs indépendants restent de la petite édition avec pour certains cette confidentialité d’un réseau de diffuseurs ou de libraires, ou bien de sites communautaires de type alliance ou économie solidaire.

Par ailleurs l’auteur n’est pas forcément vécu comme l’ami qui leur veut du bien. Dans nos recherches, il nous est arrivé plusieurs fois de trouver une défiance du style nous ne publions pas des premiers auteurs ou bien inutile de nous envoyer vos manuscrits : commencer par nous envoyer une fiche de votre projet, ou encore pas la peine de nous écrire nous ne fonctionnons qu’à partir de notre réseau personnel susceptible de nous rabattre de nouveaux auteurs, nous ne croyons pas au père noël du manuscrit parfait arrivé sous enveloppe. Parfois aussi comme une blessure de reconnaissance de l’éditeur : commencer par vous intéresser à nous, lisez ce que nous publions et vous saurez si vous êtes dans notre ligne…
Le budget de l’auteur potentiel ne cesserait de croître à suivre cette logique, comment approfondir la connaissance d’autant de maisons, comment accéder à des ouvrages lorsqu’on est très éloigné d’une maison d’édition qui ne diffuse que dans sa région par choix économique et qui n’est pas encore au fait de la diffusion ou de la mise en vente numérique ?


Dernière édition par le Jeu 18 Oct 2007, 01:00, édité 4 fois
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sylvie
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MessageSujet: Re: auteur cherche petite édition qui elle cherche à exister   Jeu 18 Oct 2007, 00:52

( suite du précédent topic )

Ainsi on en arriverait presque à cet absurde où personne ne veut plus croire au Père Noël :

-ni l’auteur qui finit par partir battu dans sa recherche, persuadé qu’il aura toutes les peines à être édité et à ne pas se faire avoir de surcroît (car foisonnent des maisons qui sont plus des prestataires d’impression se rémunérant par ailleurs sur la diffusion ou tout du moins sur l’imaginaire à vendre dépréciant de fait la qualité et l’éthique du métier d’éditeur dans l’esprit des auteurs).

-ni l’éditeur qui finit par ne plus croire à l’émergence d’un nouvel auteur tellement est riche la profusion littéraire dans une société où les lieux de communication et de diversité se perdent …écrire devient un espace où les sans ( 100 ) talents trouvent plus que jamais une expression aussi maladroite soit-elle.

Et aujourd’hui on n’a pas forcément trouvé autre chose que la publication pour extérioriser cette production, car si les lieux de communication se perdent un peu (individualisation de nos rapports, perte du collectif) ces lieux ne sont qu’émergents…ailleurs. On ne lira pas votre lettre au coin de la cheminée entre amis et membres du village venus prendre de vos nouvelles …non vous la publierez sur internet, vous ferez votre blog, vous échangerez vos profils et vos oeuvres …

Ainsi comme un fleuve qui de toute façon prend son cours, là où ne peut se faire le lien, la rencontre ; l’eau coule tout de même et fait son lit…même en dehors des circuits classiques, même s’il le faut sans recherche de gain ou bien comme un contre-pied des éditions Lapin par exemple qui donnent à la souscription ce que vous avez déjà eu plaisir à découvrir dans un foisonnement incroyable de talents donnés aux yeux de tous sans barrage d’inscriptions ou de prix à payer autre que de se marrer un peu à quelques gags.

De ces expressions à la marge de ce qui existe nécessairement vont naître de nouvelles façons d’éditer, de créer, de publier, d’utiliser autrement l’outil internet que ce que jusqu’à présent il a su être inventé en tant que nouvel instrument de communication. Pas vraiment un fax, pas vraiment un téléphone écrit, plus consistant et insaisissable qu’un livre, permettant des nouveaux jeux de matières, de nouveaux rapports d’intelligence collective…lorsqu’il veut être utilisé à ces fins. Et sûrement encore très loin de ce que ce nouvel outil peut faire naître comme invention de modes de communication et de partage, de mises en liens constructives et innovantes. Comment l’utiliser autrement que ce que l’on connaît déjà ? Comment ne le concevoir et ne le regarder autrement qu’en fonction de nos propres limites et de nos propres contraintes nées de nos propres habitudes ou de ce que jusqu’à présent nous avons appris à vaincre, pour pouvoir imaginer ce que nous ne pouvons pas encore saisir de son utilisation ? Comme un sens qui serait là mais dont on n’aurait pas conscience et qui porterait ses propres perspectives, champs d’exploration et usages inconnus de nous et pourtant là dès que notre intelligence aura su inventer de les comprendre.

Alors pour en revenir au lien, comment se fait-il qu’existe une si forte demande de vouloir écrire et partager, vouloir être publié et tant de rendez vous manqués de tous ces petits éditeurs qui eux cherchent à survivre par des micro-publications au regard de celles des grosses firmes littéraires. Est-ce que chacun pourtant ne cherche pas le même chemin d’authenticité et de sens ? Comment se fait-il que des éditeurs mettent la clé sous la porte lorsqu’il y a tant de matière, tant de richesse ?

Comment aider à la rencontre, comment s’entraider, comment apprendre à mieux se connaître ? Comment mettre en lien le talent ou au moins l’expression qui donne aux autres et celui prêt à la recevoir, la reconnaître, la partager ?

Ne serait-ce que déjà bénéficier d’un annuaire électronique unique de la petite édition au moins francophone classée par thèmes autant que par nom, par lieux géographiques, par spécificités ….afin que chaque auteur puisse faire ses entrées de mots clés en fonction de ce qu’il vient de créer ( genre, thème, forme…) et qu’ainsi il puisse cibler déjà un premier échéancier d’éditeurs comme autant de palettes de couleurs à faire se rapprocher de la sienne.

Là il faut consulter plusieurs sites qui ont essayé des annuaires de ci de là, …comme des listes et des listes. Est ce que cela suffit d’avoir son nom quelque part pour que la rencontre naisse autrement que le hasard d’un clic ou la loi d’un référencement ? Le net fait déjà ses exclusions, a déjà ses majors du référencement …comment exister pour les autres ?

Il ne faut pas négliger la proximité. Se rencontrer à l’occasion de festivals, de conférences, de fêtes littéraires, de rendez vous de la petite édition, permettre aux auteurs d’aller, de découvrir, de rencontrer et ainsi de mieux de se connaître. Mais autrement qu’une rencontre entre professionnels, entre quelques initiés avec cette volonté de partager d’un parcours, d’une ligne, d’un choix, d’une vie engagée, et pas seulement d’exposer un ou deux ouvrages dans un stand mort de tout mouvement comme si un livre devait juste vivre couché dans ces instants là.

Donner aussi à ces occasions la possibilité pour ces auteurs en recherche d’éditeurs de faire connaître leurs écrits, de donner des aperçus de leur création….

Faire connaître tous ces rendez vous innovants qui émergent ça et là mais pas toujours en connaissance de tous.

L’idée du festival de l’auto-édition est un peu là aussi comme un écho. Oui pourquoi ne pas être lu en public, pourquoi ne pas être découvert même sous forme de tapuscrit sur une place où chacun peut venir et aller, saisir l’ouvrage, s’arrêter sur une page, avoir envie de le lire dans son entier, …découvrir son auteur…Pourquoi ne pas pouvoir bénéficier de cet autre regard que l’on n’a pas encore appris et qui permettrait de progresser, de se trouver enfin dans l’expression de son talent enfin accessible à l’autre ?

Qu’est ce que je fais moi même depuis ce site internet pour essayer de créer un mouvement autrement qu’en écrivant en disant il faudrait si, il faudrait ça, pourquoi je ne m’y mets pas hein à la création d’un annuaire, à l’organisation d’un festival ? Pourquoi vous venez lire et jamais écrire, participer, pourquoi l’édition ce ne serait que d’un individu à lui-même s’ il est en auto-édition, ou bien d’un individu à un directeur éditorial, parfois élargi à un comité de lecture alors que tant de personnes vont être intéressées pour lire ? Pourquoi ce ne serait pas d’un individu à tous ceux de ces lecteurs qui aimeraient le trouver et qui lui proposeraient de se faire publier pour que tous puissent avoir accès à ses écrits ?

Et puis comment, comment ?
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