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 le lien entre l'écrivain et son éditeur, la petite édition

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jazzy

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MessageSujet: le lien entre l'écrivain et son éditeur, la petite édition   Dim 27 Mai 2007, 13:01

TABLE RONDE


Les marguerites m’avaient déléguée pour assister à la table ronde des éditeurs qui était organisée par l’association Arte Mare dans le cadre d’histoire(s) en mai, un salon du livre d’histoire et de fiction historique, qui s’est déroulé du 21 au 26 mai.

Etaient ainsi présents :

- Les éditions Al Manar ( M. Dorius ):
Almanar, dont la traduction veut dire phare, est une maison édition qui a pour but de favoriser la complémentarité entre art contemporain et littérature en privilégiant les artistes du sud méditerranéen et plus particulièrement ceux issus des pays du Maghreb.

- Les éditions Anima Corsa (M. Christophe Canioni ) :
Basée sur Bastia, cette société a été créée il y a une petite dizaine d’années. Elle possède désormais 50 titres à son catalogue et possède une ligne éditoriale assez élargie : livres scientifiques, faits de société, littérature régionale, essais, livres illustrés et BD, romans et fictions, thèmes historiques…L’éditeur, par militantisme plus que par intérêt commercial (dans la mesure où il ne peut vendre qu’à un lectorat susceptible de maîtriser cette langue ou d’y avoir accès par un tiers) édite également quelques livres écrits en langue corse.

- Monsieur André-Jean Bonelli, écrivain édité par Anima Corsa et spécialisé dans le policier, l’imaginaire et le fantastique

- Le Centre Culturel et Universitaire de Corte ( M. Jacques Thiers )
Ce centre anime une vingtaine d’ateliers hebdomadaires culturels au sein de l’Université de Corse et assure une production littéraire associant auteurs de renom et travaux d’étudiants.

- Participaient également à cette table ronde les services des Bibliothèques Municipales de Bastia qui mettent en place des animations à l’occasion du prix des lecteurs de la Collectivité Territoriale, du Printemps des poètes,… favorisant des lectures publiques et des expositions.

J’ai écouté le débat avec les cornes qui comme des petits radars essayaient de prendre au vol les mots et les propos pouvant nourrir notre thématique Marguerite….une façon un peu autre d’écouter et de restituer…sachant que les petites cornes ont capté pendant le débat et surtout dans ses à côtés….

L’écrivain qui était présent a beaucoup insisté sur la qualité de la relation qui doit s’établir entre l’auteur et son éditeur. Pour lui il ne s’agit pas seulement de mettre un livre en gestation, d’arriver à le faire naître puis de le confier à l’éditeur, à charge à ce dernier de le diffuser. Faisant valoir que si le livre c’était un peu son enfant, dans le sentiment charnel que l’auteur peut ressentir à le voir lui échapper et grandir, alors l’écrivain doit participer à sa coéducation, il doit aider à ce que son enfant vive au mieux et voyage. Aussi, pour lui, il est indispensable que l’auteur s’investisse en participant à des rencontres et des salons, des séances de dédicaces, accompagne son livre à l’extérieur de son territoire naturel, s’aventure dans des débats, bref fasse vivre son ouvrage en étant un acteur aussi bien que l’éditeur. C’est pourquoi l’entente entre auteur et éditeur est primordiale.

Les éditeurs ont souligné quant à eux le travail indispensable des libraires, qui indépendamment des usages commerciaux de la grande diffusion, ont cette attention pour les éditeurs dits indépendants ou de « petite édition » d’assurer une promotion de qualité, par un travail régulier de proximité auprès des lecteurs arrivant ainsi à diffuser les titres au catalogue jusqu’à parfois épuisement des tirages.

En même temps il était dès lors difficile pour eux d’imaginer un autre type de diffusion, par exemple en recherchant un partenariat avec une grande surface commerciale ou encore en organisant une société de coopérative qui ferait la promotion de produits de consommation dits « minoritaires « ( livre, produits de l’agriculture etc …) ou bien encore en s’en remettant à une librairie qui serait spécialisée dans les ouvrages de la petite édition …car alors ce serait compromettre l’équilibre de ces librairies de proximité qui arrivent à vivre entre ouvrages de grande diffusion et ouvrages à lectorat plus restreint. Subir une concurrence serait très néfaste pour ce secteur, parfois déjà en difficulté compte tenu de la concurrence des hyper marchés aux rayons librairie de plus ne plus conséquents sur les titres les plus rentables.

Par contre travailler plus en proximité avec la presse locale écrite, parlée et télévisée devrait être leur préoccupation à venir. Comment assurer une meilleure promotion du livre à travers ces médias ? Il est peut être plus facile de faire la promotion d’un cd par le battage médiatique d’un titre créé parfois à ce seul effet d’assurer la promotion de l’album entier et qui est diffusé en extrait ou en totalité …C’est ce qui est réalisé par la presse locale lorsqu’ils veulent promouvoir un artiste local (diffusion du titre, promotion du concert, interview lors d’un concert évènement ...) Comment faire pour un livre : diffuser un extrait de façon régulière comme un spot ? Faire des portraits d’auteurs ? Arriver à convaincre de la tenue d’une émission consacrée à la littérature régionale ? ….Comment arriver à diffuser l’information que sur la Région des éditeurs de diffusion limitée existent et produisent néanmoins un travail de qualité avec des auteurs de qualité ? Comment arriver à élargir le lectorat ?

Le service des Bibliothèques a souhaité faire connaître son rôle dans la connaissance et le partage du livre, leur action participant à rendre vivant des ouvrages qui sinon resteraient oubliés sur un rayon. Les Bibliothèques font à cet effet l’acquisition d’un fonds important et qui ne néglige pas le secteur de la petite édition ou de l’édition régionale. Ce réseau aime également au paradoxe d’une lecture devenue très individualiste compte tenu de la progression de la population dans l’usage de l’écrit, redonner vie aux lectures collectives qui étaient parfois le seul moyen de partager un livre pour ceux ne lisant pas, afin de faire vivre le livre autrement : engager un débat, ouvrir un livre écrit en langue régionale à un auditoire ne maîtrisant pas suffisamment cette langue pour le comprendre seul, faire se rencontrer le public et l’auteur…Les Bibliothèques sont attentives à promouvoir des livres d’artistes qui sont parfois à diffusion très restreinte notamment en raison de leur coût ( livre associant la littérature et un art plastique par exemple ). Enfin le public jeune est également prioritairement visé pour des séances de lecture collective afin de leur faire aimer le livre et de les inciter à lire. Les nouvelles technologies servent de passeur pour amener les jeunes à la lecture. Les Bibliothèques se présentent ainsi comme un instrument de médiation au service du livre pour le faire aimer, le partager et le révéler.

A moment une question a émergé : pourquoi écrire si l’on sait que l’on ne va pas être lu ? Qu’est ce qui peut pousser les gens à écrire alors que peut être jamais ils ne seront publiés, ou bien que, même édités, ils ne bénéficieront que d’un lectorat réduit à un très petit cercle …. ?
Plusieurs réponses ont été apportées :
- l’écrivain écrit d’abord pour le public qu’il connaît : lui-même en tant que son propre lecteur et puis son cercle proche (famille et amis. Ensuite il écrit pour le public à venir qu’il espère toujours et qu’il espère toujours grandir. C’est cet espoir qui ne le décourage jamais même si la désillusion peut naître.
- écrire c’est participer à la diversité, même dans l’expression de sa minorité. Dans cette diversité, aussi minoritaire soit-elle il y a toujours place à la qualité car elle ne se mesure pas en nombre. Et la qualité finit toujours par circuler, d’une façon ou d’une autre, comme la sève s’écoule, comme la vie.
- la qualité vient du travail. L’écrivain, celui qui fait la littérature et le livre dans sa matière vivante, de partage et de don à l’autre c’est celui qui travaille son matériau, sa langue pour la creuser, la malaxer, la mettre en forme dans l’expression de sa sensibilité et de son talent, pour en faire une oeuvre de création comme un artisan qu’il doit être et qu’il doit rester.


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